Les difficultés que rencontrent les Enfants, Adolescents HPI

Nicole Juliette FOUQUE Sophrologue Institut Supérieur de Psychologie de Paris Ecole de Sophrologie 1997 

Académie Internationale de Sophrologie Caycédienne de Paris 2018

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M1. L’ENFANT - L’ADOLESCENT A HAUT POTENTIEL DIT SURDOUE
&
La Cohérence cardiaque
La Sophrologie Caycédienne
Les Techniques de relaxation

 

 

 


I. Le déficit d’inhibition latente des Enfants – Adolescents à Hauts potentiels

 


En général l’Inhibition Latente permet de trier les informations que nous recevons de l’extérieur par nos 5 sens. C’est un processus inconscient, c’est à dire un tri qui est effectué automatiquement et sans effort par notre cerveau pour distinguer les stimuli sensoriels jugés utiles de ceux qui sont jugés inutiles ou très familiers.


Le cerveau réussi à filtrer les stimulations sensorielles pertinentes et annule la perception des informations inutiles. Ce petit coup de pouce du cerveau permet ainsi d’être plus concentré, et surtout, il protège notre système sensoriel.


L’inhibition latente nous permet donc de nous concentrer sur l’essentiel.

Chez l’Enfant – l’Adolescent à haut potentiel, il y a un Déficit de l’Inhibition Latente.

 


L’Enfant – Adolescent à haut potentiel a une incapacité à faire ce tri, une incapacité à se concentrer sur une seule et unique source d’information.


Le déficit d’inhibition latente submerge son cerveau par diverses informations de toutes sortes, données par tous les sens en éveil, les percussions entre ces informations de toutes sortes favorisent les analogies, la création de nouvelles informations qui prennent la forme d’images, de sons, de formes…

 


L’Enfant à Haut potentiel face à une hypersensibilité de ses 5 sens reçoit beaucoup plus d’informations que la normale. Son cerveau est alors complètement submergé et n’arrive plus à filtrer les informations pertinentes et il en laisse passer beaucoup trop, il n’arrive pas à les hiérarchiser.

 

Son cerveau est incapable de faire ce tri face à tant de stimulations sensorielles. Toutes les informations vont donc être traitées avec la même importance, il aura donc beaucoup de mal à se concentrer sur une seule source d’information. D’où la confusion, l’angoisse, le fait de paraître distrait ou rêveur, et de ne pas pouvoir se concentrer vraiment sur quelque chose de particulier et oublier le reste.

 

Il est très important de noter que le déficit d’inhibition latente n’est pas un désordre mental, loin de là, c’est la façon dont un individu gère les données qui lui arrivent le déficit d’inhibition latente est considéré comme un trait de personnalité.


Pour lui, il n’est pas capable de mettre de côté toutes les informations superflues comme le bruit de la hotte aspirante ou celui de la rue, ou celui des gens qui parlent dans la maison. Il prête attention à tous les détails, au risque de saturation. Même la nuit ça l’empêche de s’endormir ou ça le réveille au moindre bruit suspect.

 


Le bon côté, c’est la créativité, l’imagination.


Le cerveau de l’Enfant – Adolescent est submergé par des informations de toutes sortes, les sens sont en éveil, les images, les sons, les odeurs, tous ces détails auxquels une personne qui n’a pas de déficit d’inhibition latente n’accordera pas d’importance, s’associent pour former une nouvelle image dans son cerveau, ça déclenchera peut-être une intuition, une idée géniale.


Mais ça, c’est aussi grâce au système de pensée en arborescence

 

 

 


II. Pensée en arborescence et Haut Potentiel

 


L'enfant à haut potentiel n'est pas quantitativement plus intelligent la différence est qu’il pense dans un système qualitativement différent. C’est la pensée en arborescence, caractérisée par une grande curiosité, une aisance verbale et la capacité de s'approprier des connaissances par ses propres moyens.


La pensée en arborescence est une forme de pensée qu'on retrouve couramment chez les personnes à Haut Potentiel (HPI et HPE). Les personnes à Haut Potentiel peuvent souvent activer simultanément plusieurs branches de leur pensée arborescente :


Leurs pensées se développent dans plusieurs directions en même temps 


En cela, la pensée en réseaux est une forme de pensée différente de la norme :


Elle est neuro-atypique
La pensée en arborescence, une pensée très créative
Les connexions multiples permettent souvent de créer des idées très créatives, innovantes.
La multitude de liens associatifs permet d'arriver à des découvertes, des inventions, des théories nouvelles.

 

 


Pensée en arborescence et les difficultés scolaires


La pensée en arborescence n'est pas très efficace dans un cadre scolaire. Voici trois formes d'inefficacité de la pensée en réseaux :


Penser à plusieurs choses en même temps peut rendre distrait, inattentif, déconcentré,
Le foisonnement des idées peut conduire à des hors sujets dans une dissertation,
Il peut rendre très difficile l'organisation des idées dans un plan structuré.


À l'inverse, un fonctionnement linéaire de la pensée permet de se centrer sur une seule idée à la fois sans être distrait par d'autres idées.

 


Pensée en arborescence et souffrance


Souvent, les personnes surdouées évoquent la difficulté à freiner cette activité de réflexion.


Voici certaines problématiques en lien avec la pensée en réseaux :


Des insomnies, parce qu'on pense beaucoup,
De l'anxiété, notamment quand les pensées tournent autour de questions existentielles comme la mort,
La consommation addictive de médicament ou de drogue, utilisée comme bouton "off" à l'activité de pensée,
La difficulté à être compris par des personnes qui ont un fonctionnement linéaire de la pensée.

 


Tous les enfants surdoués ne développent pas de pathologie. Un grand nombre d’entre eux sont heureux, bien dans leur vie, dans leur tête et dans leur peau.

 

 

 


III. Comment l’Enfant surdoué construit son identité

 


Construire son identité, son soi : Le noyau de notre identité : le Soi


La construction de notre identité, c’est l’un des processus psychologique fondamentaux, socle sur lequel vont s’identifier l’ensemble de notre personnalité.


Chez l’Enfant à haut potentiel, les caractéristiques affectives constituent la base sur laquelle vont s’exercer les processus psychodynamiques. Sa vulnérabilité émotionnelle va imprégner le développement de son identité avec l’intensité de ses émotions.

 

 

Notre identité se construit en 3 grandes étapes :


L’émergence de la conscience du Soi.
La construction de l’image et de la représentation de Soi.
Le développement de l’estime de Soi.

 

 


L’Enfant à haut potentiel est confronté à la difficile construction de son identité :


Le parcours identitaire de l’enfant surdoué est d’emblée marqué par sa façon singulière d’être au monde. Bébé, le regard est scrutateur. Déjà cet enfant pose sur son entourage un questionnement muet mais vite perçu comme un comportement différent.

 


L’enfant cherche des repères affectifs et ceux qu’il trouve correspondent mal à ses attentes :


c’est le premier obstacle dans la construction du Soi du petit surdoué.


Puis vient rapidement, précocement, le temps où l’enfant pose verbalement ses questions sur le fonctionnement de ce qui l’entoure. Et ses questions sont incessantes et ne se satisfont jamais des explications habituelles; il n’est jamais abreuvé. Il veut comprendre, encore, encore plus loin. Ceux qui l’entourent s’épuisent, même les plus proches, et les premières agressions directes ou indirectes s’expriment : « Arrête avec tes questions ! C’est comme ça parce que c’est comme ça ! Laisse-moi deux minutes de tranquillité ! »


Et l’enfant surdoué vit mal cette hostilité face à une curiosité qu’il perçoit comme naturelle et légitime. Il ne sait pas que les autres n’ont pas les mêmes centres d’intérêt. Petits ou grands d’ailleurs ! La frustration est immense mais surtout l’incompréhension et les premiers sentiments d’injustice. L’enfant ressent un rejet de ce qui est important, vital pour lui :


« comprendre ».

 

 

 


La construction de l’image de Soi sera différente si l’Enfant a été dépisté ou non selon l’âge auquel il aura été identifié comme un Enfant surdoué.


Tous les enfants surdoués ne développent pas de pathologie. Un grand nombre d’entre eux sont heureux, bien dans leur vie, dans leur tête et dans leur peau.


Le risque majeur est la construction d’un « faux-self », c’est-à-dire d’un faux Soi construit en fonction des autres et non en accord avec ce qu’il est réellement. Ce « faux-self » crée un conflit interne permanent autour de l’image de Soi. « Est-ce que je ressens que je suis, que j’existe Moi ou être ce que les autres attendent de moi.». Le constat est terrible.


Son identité propre est attaquée. Il peut se refermer et développer un monde interne qu’il construit à son image, ce monde qui va le protéger de l’extérieur. Mais un monde qui le coupe des autres et du monde réel et qui l’enferme en lui-même, lui qui a besoin d’une grande vision universelle.

 


Dans le cadre scolaire :

 

L’entrée à l’école est le grand révélateur de sa différence. Il est fréquent que l’enfant surdoué soit vite rejeté et maltraité par ses camarades qui ne comprennent pas son mode de fonctionnement. Mais aussi par les enseignants non formé aux HP Enfants – Adolescent à Haut potentiel, ces enseignant qui ne peuvent donner du sens à ses modalités de pensée et d’apprentissage. Il va vite s’ennuyer, l’apprentissage répétitif est pour lui une extrême souffrance.


C’est la raison pour laquelle :


Il est primordial de déceler la douance dès le plus jeune âge afin de permettre la compréhension de son comportement auprès de tous, Parents, Famille, Assistantes maternelles, Personnel enseignants, et toutes autres personnes proche de son entourage.


L’enfant devra abandonner son mode de pensée, inhiber son fonctionnement intellectuel personnel, pour tenter d’être conforme à ce que l’on attend de lui. Pour cet enfant l’inhibition est une stratégie d’adaptation. Souvent il se convaincra qu’il est stupide puisque ses efforts ne semblent pas récompensés par la réussite tant attendue. Une image très négative de lui-même se développe et peut progressivement l’envahir.


La relation aux autres enfants va implicitement confirmer ce « sentiment d’étrangeté ». 


L’identification aux pairs est difficile car l’enfant surdoué n’arrive pas à trouver autour de lui un effet miroir. C’est-à-dire cette possibilité de se sentir pareil pour pouvoir assumer sa propre personnalité. Cet enfant ne partage pas avec les autres les mêmes domaines d’intérêt et les siens n’intéressent personne. Souvent seul, il est fréquemment agressé verbalement ou même physiquement par les enfants qui acceptent mal la différence, toutes les différences.


Et l’enfant surdoué ne comprend pas le rejet dont il est l’objet, il souffre terriblement de ce sentiment d’exclusion qu’il ne peut finalement s’attribuer qu’à lui-même : je suis nul, je ne vaux rien, personne ne peut m’aimer… A l’adolescence, cette difficulté d’être intégré au groupe de pairs met sérieusement en péril le processus identitaire, central à cette période de la vie. Les adolescents surdoués racontent que même lorsqu’ils tentent de s’intégrer aux autres, même avec les autres, ils se sentent terriblement seuls. 

 


Dans le cadre familial, les processus d’identification sont également soumis à rude épreuve.

 

Tout enfant, à un certain moment de son développement, a besoin de se représenter ses parents comme tout-puissants et de les idéaliser. Lorsqu’une réaction est manifestement disproportionnée, il est utile d’avoir une explication franche avec son enfant pour en aborder les raisons et en analyser les conséquences.


L’enfant surdoué perçoit trop tôt, trop vite les limites voire les failles de ses parents qui ne peuvent plus assurer leur rôle rassurant et protecteur et servir de modèle. Le jeu des identifications est sérieusement perturbé et la construction identitaire va se faire sur des repères personnels.


L’enfant va chercher en lui-même les repères et les ressources nécessaires pour grandir. En quelque sorte il se fait tout seul. Ce mécanisme conduit à des constructions identitaires atypiques et génère de nombreuses angoisses ou manifestations d’anxiété chronique.


L’identification aux autres est une étape très importante pour l’Enfant – Adolescent, la reconnaissance par les autres est un paramètre indispensable à son équilibre psychologique et à son adaptation sociale. Pour le surdoué c’est une étape plus difficile et à l’Adolescence les processus d’identification au groupe prennent une valeur supérieure. Nombreux Enfant Adolescents surdoué se sentent à la fois dans le groupe et spectateurs du groupe.


Etre surdoué n’est pas une pathologie en soi ! Mais être surdoué est générateur d’angoisses, de doutes, d’incertitudes, il se crée une fragilité dans la construction de l’identité qui vulnérabilise considérablement la structure psychologique.


Les dérives diagnostiques sont trop fréquentes


Elles résultent de la conjonction de plusieurs facteurs :


la méconnaissance des caractéristiques psychologiques de l’enfant surdoué ;
l’absence de formation dans le milieu médical et paramédical ;

les résistances idéologiques – pourquoi aider et comprendre ceux qui ont plus ? ;
le caractère souvent atypique du tableau clinique.


Et cela peut aller jusqu’au déni de l’identité de ces enfants et de ces adolescents, de leurs spécificités, mais surtout de leur vécu et de leur souffrance. Il ne faut jamais oublier que tout diagnostic est émis par un soignant en regard d’une norme et de sa propre capacité à accepter, à tolérer, des écarts par rapport à cette norme.

 


L’enfant surdoué est par définition, hors normes


Il a un fonctionnement, une pensée, une affectivité qui déroutent, qui dérangent. En l’absence d’une possibilité de comprendre ce qui fonde ce décalage, un enfant ou un adolescent surdoué qui présente des manifestations ou des symptômes de souffrance psychologique peut être rapidement entraîné vers des pathologies qui ne le concernent pas.


Tous les enfants surdoués ne développent pas de pathologie. Un grand nombre d’entre eux sont heureux, bien dans leur vie, dans leur tête et dans leur peau.

 



IV. Les mécanismes de défense de l’Enfant surdoué

 


Pour se protéger de ses agressions émotionnelles internes et externes, l’Enfant surdoué met en place des mécanismes de défenses, la maîtrise et le contrôle sont des mécanismes protecteurs, on repère 3 grandes variétés :


La défense par la cognition, la cognition est l'ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance et mettent en jeu la mémoire, le langage, le raisonnement, l'apprentissage, l'intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l'attention. Elle devient pathologique quand elle entrave le processus identitaire et contribue à une fragilité narcissique grandissante.
L’humour, l’Enfant – Adolescent surdoué a un grand sens de l’humour néanmoins il supporte mal le moindre trait d’humour à son égard et n’en comprend plus les nuances et ne perçoit pas le sens comique. Il prend mot pour mot comme une attaque personnelle ce qu’il ressent comme une raillerie et une moquerie désagréable.
Le développement d’un monde interne hermétique aux autres, qu’il construit à son image, tout fonctionne comme son idéal, idéal complexe, ce monde lui appartient et il en maîtrise les moindre recoins. C’est un monde construit sur les bases de sa réalité avec des lois, des règles, des rapports humains, ce monde auquel il aspire de toutes ses forces.


Nous devons respecter le monde de l’Enfant surdoué, il a besoin de son monde pour vivre.


Nous pouvons lui expliquer de faire le pont entre son monde et le notre, cela l’aidera à apprivoiser la réalité pour qu’il en ait moins peur, et lui permettra de cohabiter les 2 mondes pour qu’il les alimente l’un et l’autre de leurs richesses et de leurs atouts respectifs. Sa personnalité s’en trouvera grandie.

 

 


V. Les enfants à Haut Potentiel HP et la famille

 


Les parents ne doivent pas modifier leur attitude éducationnelle devant un haut potentiel (HP) ou un sujet lambda. Les limites à fixer restent les mêmes pour les deux types d’enfants. Cela est difficile à réaliser, car le HP remet sans cesse en question le bien-fondé des règles établies dont il repousse continuellement les limites. L’affection vouée aux HP devrait être plus marquée que celle portée aux sujets lambda. En effet, l’enfant HP vit un « décalage » entre son âge mental (supérieur à la norme) et son âge physique (égal aux sujets lambda). Le vide à combler devient d’ordre affectif.


Le dilemme parental est donc : comment témoigner plus d’amour à un HP qu’à un sujet lambda sans que l’un et/ou l’autre ne s’en aperçoive et modifie alors son comportement ?


Une autre difficulté pour les parents est de parvenir à se positionner par rapport au savoir d’un HP, souvent supérieur au leur. Une issue est la collaboration, pour lui monter qu’il est capable de s’émanciper seul et que cela ne nuira pas à l’affection dont il a besoin pour y parvenir. Il découvrira peut-être qu’il ne sait pas tout et « retrouvera » ainsi ses parents dans leur réalité entière.


D’une certaine façon l’Enfant surdoué se retrouve prématurément dans une problématique adolescente, c’est-à-dire dans cette phase de développement au cours de laquelle les parents sont remis en question, critiqués, jugés. Pour l’Adolescent cette phase est indispensable à l’affirmation de sa marque identitaire personnelle, pour le petit Enfant c’est difficile à vivre. Malgré sa lucidité et ses capacités d’analyses, l’Enfant dispose de moyens d’élaboration psychique qui restent conforment à son âge et il se retrouve confronté à une situation complexe impossible à élaborer.


La complexité dans la mise en œuvre de processus identificatoires aux Parents est une source d’angoisse importante pour l’Enfant surdoué et fragilise sa construction identitaire.


Le style parental démocratique à la fois à l’écoute de l’enfant et également strict en expliquant pourquoi on applique des règles, semble être le style optimal pour les enfants à haut-potentiel, comme pour les autres d’ailleurs.

 

 


VI. La scolarité de l’Enfant surdoué :


La scolarité doit être adaptée à sa particularité de fonctionnement intellectuel.


Les Enfants – Adolescents à haut potentiel ont ainsi fondamentalement besoin pour s’épanouir, d’être reconnus et acceptés dans leur différence et de développer leur potentiel à leur rythme.


Les enfants surdoués ont un parcours scolaire souvent très chaotique, ils sont psychologiquement vulnérables, ont des repères narcissiques flous, souffrent toujours d’une conscience douloureuse du monde. Selon la personnalité de chacun ils sauront plus ou
moins développer des défenses et des ressources pour transformer leur particularité en atout, en projet de vie réussie. Mais pour certains, au développement marqué par des difficultés affectives multiples, les troubles psychologiques se manifesteront sous des formes plus ou moins sévères. Pour ceux-là, les décompensations psychologiques à l’adolescence sont fréquentes avec des tableaux cliniques atypiques et des prises en charge difficiles.


Cet enfant à l’intelligence qualitativement différente et c’est cette différence qui permet de donner sens aux difficultés qu’ils rencontrent. A l’école, la différence de son mode de pensée, de ses procédures de raisonnement, de sa logique mathématique, de sa structure de pensée décale cet élève de ce qui est attendu par l’enseignant et le pénalise lourdement. Le plus souvent, lui-même ne comprend pas pourquoi il ne réussit pas puisqu’il lui semble bien comprendre le contenu, anticiper le déroulement, assimiler les subtilités de l’apprentissage.


Mais il le fait selon d’autres modalités sans en avoir clairement conscience.


L'éducation nationale emploi le terme d'élève intellectuellement précoce (EIP) pour qualifier l’enfant "intellectuellement précoce", "surdoué", "à haut potentiel" ou "à haut potentiel intellectuel", etc. Les EIP représentent, selon les différents travaux et études, de 2 à 5 % des élèves quels que soient le milieu social et l'environnement familial. Certains ont une scolarité sans heurts, voire brillante, mais d’autres sont en grande difficulté scolaire.


C’est pourquoi les élèves intellectuellement précoces (EIP) font partie des élèves à besoins éducatifs particuliers. Le code de l’éducation prévoit dans son article L.321-4 que des aménagements appropriés doivent être mis en œuvre afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités.

 



VII. Le mode de pensée de l’Enfant surdoué

 


Comprendre les particularités de la pensée de l’Enfant surdoué et apprécier la spécificité de son fonctionnement est indispensable pour le comprendre et pour lui permettre une intégration réussie et un développement harmonieux de l’ensemble de sa personnalité.


Les différences de procédure de raisonnement, de système de compréhension, de méthode de mémorisation, de construction et d’élaboration des connaissances sont aujourd’hui de mieux en mieux comprises grâce à l’apport de la neuropsychologie, des neurosciences et de la neurobiologie du cerveau.


L’illusion que les autres pensent comme nous peut nous conduire à un problème fondamental de communication.


L’Enfant surdoué ne dispose pas des mêmes implicites que tout le monde. Cela peut l’amener à ne pas comprendre ce qu’on lui demande, à donner une réponse à côté, ou encore à dire « je ne sais pas ». Ce n’est ni de l’insolence ni de la provocation mais seulement une incapacité à comprendre la même chose.


Ne pas disposer des mêmes implicites entraîne un défaut d’anticipation. L’Enfant surdoué ne sait pas ce que vous attendez de lui et ne peut pas s’y préparer.


Pour l’Enfant surdoué, le sens précis du mot a une valeur en soi. Il prend les mots au pied de la lettre. Lorsqu’il dit qu’il n’a pas compris posez-lui la question : « qu’est-ce que j’ai dit exactement ? » Vous serez surpris de constater que le plus souvent il a appliqué à la lettre ce que vous lui avez demandé, il interprète mot à mot ce qui lui a été demandé.


Il utilise des modes de calcul et de raisonnement différents.


Ces modalités sont inaccessibles pour les autres mais aussi pour lui. Il ne peut expliquer comment il raisonne et ne sait pas justifier ses résultats. Il ne s’agit pas de mauvaise volonté ni de provocation mais d’impossibilité à accéder à ses propres stratégies.

 

 

RECAPITULATIF


Fonctionnement de l’Enfant – Adolescent surdoué :


Un système et une organisation de la pensée qui ne répondent pas aux règles et au fonctionnement habituels.
Une pensée qui active simultanément plusieurs canaux de réflexion, d’associations d’idées.
Une pensée qui se déploie sans cesse, avec des idées qui s’enchainent sans fin.
Une pensée puissante mais sans limites qui a besoin d’un cadre pour s’organiser.
Une pensée créative et qui s’éloigne des sentiers classiques.
Une pensée intuitive, capable d’associer des idées qui appartiennent à des domaines éloignés les uns des autres.
Une pensée globale qui a des difficultés à découper, développer, justifier, argumenter.
Une pensée qui ne peut se construire si le sens n’est pas exactement défini.

 

 



VIII. Les problèmes classiques sont :

 


L’hypersensibilité


L’hypersensible développe des attachements très forts aux personnes, aux lieux, aux choses et est souvent accusé de « sur-réagir » aux événements. L’intensité de ses émotions se reflète parfois dans son empathie, sa délicatesse, sa compassion, sa sensibilité, mais aussi dans sa susceptibilité, ses sautes d’humeur. Un film romantique, la vue d’un animal mort, une mauvaise nouvelle aux actualités peut le faire pleurer; tout comme perdre à un jeu ou le sentiment d’être tenu à l’écart peut le faire exploser de rage.


Parfois considérée comme un fardeau, l’hypersensibilité, l’hyperémotivité résulte d’une plus grande réactivité aux stimuli émotionnels provenant de l’environnement, l’entourage. En apprenant à gérer ses émotions, on peut en faire un outil, un atout.

 


L’empathie


L’empathie se définit comme la capacité à ressentir l’état émotionnel de l’autre, à partager ce qu’il ressent. Elle permet de communiquer de façon efficace en s’ajustant à l’autre. Mais, hypersensible, captant la moindre émotion de l’autre avec une grande acuité, parfois même avant que l’autre n’en soit conscient, l’empathique peut en souffrir ou réagir préventivement, sans que personne ne comprenne le sens de sa réaction.


Génératrice d’anxiété et d’effets pervers de toutes sortes, l’empathie peut aussi être un formidable outil de communication et de compréhension.

 


Le déficit d’attention et/ou l’hyperactivité


Toujours en activité, il veut tout savoir, tout connaître. Laisser les choses en l'état lui est insupportable. Spontané, créatif, enthousiaste, il est parfois impulsif. La tension qu'il génère en permanence autour de lui rend dingue son entourage. Ne serait-il pas hyperactif ?


L'hyperactivité est un trouble biologique médicalement reconnu (TDA/H, trouble du déficit d'attention avec hyperactivité). Mais certains individus sont simplement "très actifs". Eux mêmes n'en souffrent pas. Simplement plus curieux, plus avides de découvrir la vie et ses richesses, ils encourent parfois un jugement négatif de ceux qui recherchent une vie paisible et voudraient bien les voir adopter un comportement plus "approprié".

 


Le perfectionnisme

 

Le perfectionnisme n’est pas nécessairement aussi mauvais qu’on voudrait nous le faire croire, c’est aussi ce qui nous pousse à l’excellence. Qui, aujourd’hui peut se contenter d’être « aussi bon que les autres » ? Un sportif ne s’entraîne pas pour être « dans les premiers » ; un acteur ne s’efforce pas de retenir « l’essentiel de son texte » …Mais là où certains s’efforcent de bien faire et, conscients de leurs capacités, voient ce qu’ils ont accompli, le perfectionniste ne verra que « ce qui manque », ce qu’il aurait pu atteindre, le petit détail qui « aurait fait que tout soit parfait ». Le manque de confiance en soi qui peut en résulter peut même l’amener à ne pas tenter … pour ne pas risquer d’échouer.


Il est difficile, pour le perfectionniste, de changer, car cela lui demande de faire ce qu'il essaie de ne pas faire : considérer qu'il n'est pas parfait. Pourtant, "pour être le meilleur, il suffit parfois que les autres soient moins bons." (Philippe Geluck)



Le manque de confiance en soi


Le manque chronique de confiance en soi est une des constantes chez les enfants précoces et les adultes surdoués. Bon nombre d'entre eux se sentent peu capables de réussir ou, s'ils réussissent, gardent malgré tout la peur de l'échec. Certains n'osent pas s'affirmer, sont timides et influençables.

 


Le syndrome de l’imposteur


Ça peut paraître contre-intuitif, tant les personnes avec un Haut Potentiel Intellectuel ont des facilités à résoudre nombre de problèmes. Mais c'est précisément parce qu'ils le font sans effort qu'ils se dévalorisent. "Si je résous un problème facilement, je n'ai aucun mérite."


Le complexe de l'imposteur n'est pas un trouble psychique. Il s'agit plutôt d'une expérience, souvent vécue de façon douloureuse par les personnes à Haut Potentiel et aussi vécue à un moment ou un autre de la vie, de façon plus ou moins forte, par 70% de la population.


Sortir du syndrome de l'imposteur, c'est changer de regard sur ses potentiels et accepter qu'il y a des choses qu'on ne sait pas faire... et que c'est normal.

 


Le manque de résistance à la frustration


La difficulté à supporter la frustration est un trait caractéristique qui se retrouve fréquemment, ponctuellement ou de manière plus régulière, chez de nombreux enfants surdoués. Ce phénomène peut se manifester pour diverses raisons et de différentes façons.

 


La colère ou la tristesse


Conséquences apparentes de la frustration de l’enfant surdoué, sont généralement la manifestation d’une réelle souffrance et ne tiennent pas du caprice.

 


La forte émotivité de l’enfant


Elle entraîne une réaction démesurée face à un événement qui peut paraître anodin mais qui lui fait toucher ses limites : c’est par exemple la colère d’un jeune enfant incapable d’assembler deux briques d’un jeu de construction.

 


La rapidité de raisonnement


Qui caractérise l’enfant surdoué peut le conduire à mal supporter la lenteur de son environnement.

 


L’imagination, la créativité, la pensée divergente


Si tout le monde admire le créatif qui trouve des solutions aux problèmes insolubles, on oublie souvent que la créativité implique d'être un peu "hors-normes" et de remettre souvent le statu quo en question. Voir le monde différemment, imaginer d'autres manières de faire, emprunter les chemins de traverse, est parfois perçu comme de la bizarrerie, voire de la rébellion.

 


Le syndrome de Cassandre


Que ce soit par des déductions logiques ou un "sixième sens", les Cassandre perçoivent les événements à venir et leurs conséquences, mais ne sont jamais crus. Ils s'épuisent à avertir leur entourage, se désolent de voir des individus entreprenants courir à leur perte, des êtres mal assortis de décider de vivre ensemble, alors qu'eux-mêmes sont traités de jaloux, de pessimistes, de prétentieux ...

 


La procrastination (tendance à différer, à remettre au lendemain)


Tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose.

Habitué à réussir sans effort, souvent perfectionniste, le procrastinateur perd confiance dès qu'il fait face à une difficulté inattendue. En remettant à plus tard, en ne faisant rien ou faisant des choses sans conséquence, il justifie à l'avance un éventuel échec par le manque de temps nécessaire à la perfection.
La remise en question d’un événement annoncé ou prévu de longue date entraîne souvent une réaction émotionnelle disproportionnée.

 


L’altruisme, l’idéalisme, la volonté de vouloir changer le monde etc.


L’obsession du contrôle, le besoin de lâcher-prise.


Les fréquents changements d’activités.


Le sens de l’humour, un humour très particulier, humour noir non compris ni apprécié par les autres personnes.


Le sens de la justice, l’intolérance à l’injustice. Une grande souffrance de l’injustice.


L’inhibition intellectuelle, le « Complexe de l’Albatros ». L’inhibition intellectuelle chez l’enfant intellectuellement précoce : Se défendre ou s’interdire ? « …Exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchent de
marcher » (Charles BAUDELAIRE, L’Albatros)


La résilience : capacité de pouvoir vivre, de se développer en dépit de l’adversité.


L’enfant – Adolescent à haut potentiel est trop sensible, trop lucide, trop anxieux possède une mémoire performante, avec une tendance à fonctionner sur le mode de l’obsession, pour lui tout est perçu comme grave, un problème modéré peut être vécu comme traumatisant. De ce fait l’enfant précoce est peu armé pour la résilience.

 

 

Un constat clinique des troubles psychologiques sévères


Et pourtant on sait que l’enfant à haut potentiel est un Enfant à risque de par la différence de son intelligence qualitative, de son mode de pensée et de sa structure de raisonnement par rapport aux autres Enfants. Il nait avec ses particularités affectives qui vont constituer la caractéristique principale de son organisation psychoaffective sur laquelle il va construire sa
personnalité.

 

 


La construction de son identité est marquée par sa différence


Un atout, cette perception sensorielle et lucide de son environnement.

Avec cette extrême sensibilité, l’Enfant surdoué capte très rapidement et en permanence tout ce qui l’entoure et perçoit et analyse instantanément toutes ces informations tout en ressentant profondément les émotions des gens qui l’entourent, il est une véritable éponge. 

Une souffrance, cette gigantesque effusion sensorielle permanente.

L’Enfant surdoué vit dans son monde émotionnel, étant branché en permanence sur son environnement affectif il est constamment assailli en retour d’informations sensorielles, qui sollicitent en permanente ses émotions, ses sensations et ses divers questionnements. C’est sans fin.

 


Ce qui engendre très tôt chez l’Enfant surdoué cette fragilité et cette vulnérabilité où il va ressentir et vivre très tôt de l’inquiétude et de l’anxiété. 

 

 


Il est incontestable que le dépistage précoce est une prévention nécessaire.

 

Le risque pathologique est corrélé à l’âge du diagnostic : plus le diagnostic est posé jeune, plus la probabilité de décompensation pathologique est faible et plus il sera possible d’accompagner efficacement l’enfant dans son développement intellectuel comme affectif.


Un aide précieuse avec les protocoles de Sophrologie Caycedienne & de cohérence cardiaque Les séances de Sophrologie Caycédienne et de Cohérence cardiaque respiratoire sont particulièrement adaptées aux Enfants – Adolescents à haut potentiel. Ce sont des séances adaptatives à l’Enfant – Adolescent surdoué car chacun est unique. Elles se pratiquent de façon ludique, en fonction de son âge et de ses particularités.


Ces séances sont orientées afin d’emmener l’Enfant - Adolescent surdoué à la compréhension de sa différence afin qu’il puisse apprendre à se prendre en charge émotionnellement afin de combattre le stress, l’hyper stress, l’angoisse, la peur, le manque
de confiance en lui …


Il est emmené progressivement à la compréhension et la gestion de ses émotions, et il va apprendre à revenir au calme par lui-même, à lâcher prise pour mieux se retrouver, à être à l’aise avec ses différences, à ÊTRE, EXISTER PAR LUI-MÊME sans faux semblant, à assumer sa différence, à ÊTRE HEUREUX EPANOUI et à exploiter son MOI d’une richesse infinie.

 

 


IX. Le juste équilibre : la cohérence cardiaque combinée à la sophrologie

 


Lors des séances de sophrologie, il va y avoir une forte activation de la branche parasympatique, qui entraine notre capacité à nous mettre au repos.


Lors des séances de cohérences cardiaques, il va y avoir un équilibre entre la branche parasympatique et la branche sympatique, ce qui va nous permettre d’avoir aussi bien la capacité de nous mettre au repos que celle de nous mettre en action.


L’alliance « Cohérence cardiaque – Sophrologie » permet de décroitre la capacité de la cohérence cardiaque en donnant les résultats de calmer rapidement et efficacement les centres émotionnels du cerveau. Les impacts émotionnels sur le cœur via le système nerveux autonome sont visibles sur le logiciel qui affiche la variabilité de la fréquence cardiaque. Les aspects physiologiques et émotionnels s’influencent l’un et l’autre, d’où la possibilité de transformation des émotions liées à des évènements émotionnels négatifs, stressants, il en découle de cette transformation une modification de nos façons limitantes ou non adaptées de fonctionner. Les sensations de bien-être vont être envoyées au niveau de la zone cardiaque pour être acheminées au cerveau par le système nerveux autonome, cette combinaison de la cohérence cardiaque avec la sophrologie va permettre de mieux  vivre son corps, son bien-être, de façon positive en toute efficacité et plus rapidement.

 


Les principaux thèmes spécifiques


Le stress, le calme mental, la gestion émotionnelle, la sortie de la confusion mentale, la confiance en soi, l’aide à la prise de décision, le sommeil, l’anxiété, la performance, la préparation d’un évènement stressant, l’accroissement des capacités, apprendre à se régénérer efficacement au travail et dans la vie privée Les troubles anxieux, dépressif, les troubles du comportement, tels les addictions, les mauvais comportements alimentaires, les phobies, les troubles de la personnalité.

 

 


Les applications de la cohérence cardiaque


Vouloir tout simplement faire de la prévention pour préserver son capital santé ; Optimiser ses performances ;
Aider à lutter contre les troubles anxieux, la dépression, les addictions, les problèmes alimentaires, les réactivités émotionnelles, les phobies, les troubles de la personnalité

 

Concernant les enfants


Les troubles de déficit de l’attention, de l’hyperactivité, de la gestion de leurs émotions telles les réactivités excessives, l’adaptation aux divers environnements scolaires ou autres, les capacités d’apprentissage, la diminution du stress, l’aptitude aux relations sociales, la gestion des émotions…


Pourquoi ça marche.


Le cœur a son propre circuit neuronal relié au cerveau émotionnel qui contrôle les émotions et la physiologie du corps.


Lorsque nous sommes stressés, notre corps n’est pas synchronisé en raison d’émotions négatives, ce qui cause un trouble de la fréquence cardiaque et du système nerveux qui conduit au blocage et à l’inhibition du neuro-cortex ou du cerveau rationnel.


En revanche, les émotions positives créent l’harmonie dans le système nerveux et la fréquence cardiaque, provoquant un déblocage au niveau du cerveau, en même temps que le reste des systèmes du corps se synchronisent dans cet état que nous appelons cohérence. Parce que la cohérence favorise la clarté mentale et la capacité à prendre de meilleures décisions, elle permet de faire face plus facilement à toute situation de stress.


Il existe 40 000 neurones présents dans le système semi-autonome du cœur. Ces neurones sont étroitement liés au cerveau émotionnel et forment ensemble un “système cœur cerveau”. Le cœur joue un rôle vital dans ce système.


Grâce à l’entraînement direct du cœur, nous pouvons également entraîner nos émotions.


Les conditions, la variabilité réduite de la fréquence cardiaque et le chaos, se produisent dans un état d’émotions négatives telles que l’anxiété, la dépression, le stress et la colère.


C’est aussi la prévision éminente de nombreuses affections médicales comme l’hypertension, les maladies cardiaques, le diabète et parfois même la mort.


Comme le réseau semi-autonome de neurones du cœur est étroitement lié au cerveau, le cœur et le cerveau s’influencent constamment.

Le rythme cardiaque est irrégulier dans des conditions comme l’anxiété et le stress, c’est à dire que le rythme cardiaque devient “chaotique”. Lorsque la personne est en bonne santé ou qu’elle ressent des émotions positives comme le bonheur et la compassion, la variation du rythme cardiaque est régulière et devient “cohérente”.

 


L’impact de la respiration


La respiration influence la façon dont le système nerveux autonome régule la fréquence cardiaque. L’inspiration (inhalation) inhibe temporairement l’influence du système parasympathique et augmente la fréquence cardiaque, tandis que l’expiration stimule le système parasympathique et diminue la fréquence cardiaque.


Ces oscillations rythmiques, qui sont causées par la respiration, se nomment arythmie sinusale respiratoire. Le système parasympathique, qui réagit plus rapidement, est la principale cause de l’arythmie sinusale respiratoire qui est donc un bon indicateur de l’impact du système parasympathique sur la variabilité cardiaque.


La cohérence cardiaque peut être atteinte en contrôlant sa respiration et en limitant l’impact du stress et des émotions sur la variabilité de la fréquence cardiaque.

 

 


X. Du point de vue de l’OMS puis du point de vue scientifique

 


« D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui se base sur un QI d’au moins 130, la fréquence des enfants à haut-potentiel intellectuel s’élèverait à environ 2,3% des enfants de 6 à 16 ans scolarisés. Les enfants à haut-potentiel restent toutefois encore mal compris. Ce défi s’explique en partie par le fait que, ces enfants exprimant leurs talents dans des domaines extrêmement différents les uns des autres, il n’y a pas encore de définition claire sur ce qui caractérise ce haut-potentiel. Même s’ils ont une capacité d’apprentissage et de compréhension très rapide, des problèmes scolaires liés au stress peuvent parfois survenir, notamment lors de changement d’environnement comme l’entrée en 6e ou en 2nde. »
https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/comment-savoir-si-son-enfant-estsurdoue-53461 (19 NOV 2020 À 11H00 Science et vie PAR CORALIE HANCOK)

 

 


Comment savoir si son enfant est surdoué ?


Ce n'est pas toujours facile, car un tel enfant peut très bien être en échec scolaire. Face à un petit hypersensible, solitaire, très timide ou au contraire très dissipé, très doué en classe ou au contraire en difficulté, de plus en plus de parents se prennent à imaginer qu'il est surdoué.


Mais comment s'en assurer ? Certains signes peuvent mettre la puce à l'oreille : bébés, ces enfants ont un regard scrutateur, ils marchent souvent vers 12 mois au lieu de 14, parlent avant 2 ans, savent lire sans apprentissage dès 3 ou 4 ans, formulent des questions métaphysiques (sur la vie, la mort...) dès 4 ans, etc. Mais ces caractéristiques ne suffisent pas à poser le diagnostic.


Le seul critère un peu objectif dont on dispose pour évaluer l'intelligence d'une personne est donné par les tests de QI. Les plus couramment utilisés consistent en épreuves verbales, de logique, de raisonnement, de mémorisation ou encore de visualisation. Un enfant sera estimé à haut potentiel s'il obtient un score supérieur à 130. Seuls 2,2 % des personnes d'une même classe d'âge y parviennent, ce qui correspond à un élève par classe de vingt-cinq tous les trois ou quatre ans...

 



LE TEST DE QI EST À PRENDRE AVEC DES PINCETTES


Cependant, en soi, un QI de 130 ne veut rien dire : un enfant réellement surdoué peut obtenir un score de 110 s'il perd ses moyens lors du test, alors qu'à l'inverse, un enfant "normal" peut atteindre 130 s'il a été poussé par ses parents. Il est donc crucial que le test de QI soit associé à un examen réalisé par un psychologue habilité, qui analysera le contexte familial et scolaire, et la personnalité de l'enfant pour expliquer le score obtenu. Quoi qu'il en soit, de l'avis des spécialistes, il est crucial de repérer très tôt un enfant à haut potentiel. Cela permettra de mieux le comprendre, de l'aider à mieux se connaître et de l'accompagner éventuellement dans son environnement familial, scolaire, et dans ses loisirs.

 


UN ENVIRONNEMENT INADAPTÉ LEUR EST NUISIBLE


Car les surdoués rencontrent diverses difficultés. Apprenant vite, ils peuvent se retrouver dans un environnement éducatif inadapté et s'en désintéresser. Une étude menée sur 145 surdoués, suivis pendant dix à vingt ans, a ainsi montré que près de la moitié n'a pas eu le bac ! Mais l'échec scolaire peut aussi découler de difficultés d'écriture (dysgraphie), de troubles de la coordination (dyspraxie), de lecture (dyslexie) ou d'un dysfonctionnement émotionnel. Car ces troubles sont souvent détectés plus tardivement chez ces enfants, du fait qu'ils semblent incompatibles avec un haut potentiel.


Enfin, les surdoués non repérés peuvent se sentir incompris, ce qui peut induire manque d'estime de soi et dépression. Heureusement, il existe des solutions pour aider les enfants surdoués à avoir une scolarité épanouissante. On peut leur faire sauter une ou deux classes, leur dispenser un programme scolaire enrichi, etc. L'objectif est d'assurer le bien-être de l'enfant. Comme il existe autant de profils de surdoué que d'enfants, il faut procéder au cas par cas, avec l'aide d'un spécialiste. Pour savoir quel psychologue contacter, le mieux est de se rapprocher d'une association de parents d'enfants précoces. » www.science-et-vie.com

 

 


https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/qu-y-a-t-il-a-l-interieur-du-cerveaudes-surdoues-9873 (16 FÉV 2021 À 18H00 Science et vie par Karine JACQUET)


LE CERVEAU DES SURDOUÉS


« Les enfants surdoués ont un cerveau qui se développe de manière un peu différente des autres : le cortex s'épaissit plus longtemps, la matière blanche aussi, au niveau du corps calleux. Résultat : ils apprennent davantage et réfléchissent plus vite.


Le génie ne se repère pas seulement au travers d'une œuvre ou de théories, il se voit aussi à l'IRM. Les techniques d'imagerie cérébrale ont ainsi révélé que le cerveau de jeunes individus doués d'une intelligence supérieure, mesuré par un Q.I. supérieur à 120, se distinguait par l'épaisseur de son cortex.


Chez les enfants surdoués, cette couche externe du cerveau constituée de matière grise, où naissent le raisonnement et l'intuition, évolue différemment en fonction de l'âge et de l'intelligence : alors que le cortex des enfants d'intelligence normale à élevée (Q.I. entre 83 et 120) atteint son épaisseur maximale vers l'âge de 7 ans, puis s'amincit jusqu'à 19 ans, celui des surdoués est plus mince avant 7 ans mais continue de s'épaissir jusqu'à 11 ans, avant de s'affiner plus rapidement.

Or, l'épaisseur du cortex dépend non seulement du nombre de neurones et de synapses qui les relient, mais aussi de la quantité de cellules gliales (les cellules de soutien des neurones), ou encore de la présence de la gaine de myéline entourant les axones - les prolongements des neurones - et assurant la transmission de l'information. Vers 7 ans, le cortex des enfants d'intelligence standard s'amincit en éliminant des connexions inutiles entre neurones au profit de l'apprentissage : l'enfant accumule des connaissances et, pour cela, son cerveau renforce des voies de traitement de l'information (calcul, écriture, langage).

 


LE CERVEAU DES SURDOUÉS : + PLUS DE PLACE, + PLUS DE VITESSE, + PLUS DE SYNERGIE


Chez les surdoués, non seulement les neurones et leurs connexions se développent encore passé l'âge de 7 ans, ce qui leur permet d'assimiler plus de connaissances que les autres enfants, mais en plus, un plus grand nombre de neurones sont enrobés de myéline, ce qui accélère le traitement de l'information. Résultat : les surdoués jouissent de capacités cognitives plus grandes et d'une analyse plus rapide.


Seconde différence physiologique : les voies de communication entre les différentes parties du cerveau sont plus denses et plus robustes. Les faisceaux de fibres nerveuses sont plus développés dans le corps calleux, qui relie les deux hémisphères, et dans le faisceau longitudinal, qui assure la liaison entre la partie avant et la partie arrière du cerveau. Ce qui conférerait aux surdoués une synergie optimale entre différentes zones du cerveau, par exemple l'attention et la mémoire pour résoudre un problème de maths.


Finalement, le cerveau des génies a beau être le même que celui du commun des mortels, il semble formaté pour fonctionner de manière optimale et c'est cela qui fait la différence. » science-et-vie.com

 

 

 

 

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